Le parlement algérien a amendé la constitution pour supprimer la limitation à deux du nombre possible de mandats présidentiels, ouvrant ainsi la voie à un troisième quinquennat d'Abdelaziz Bouteflika à compter de l'an prochain.
La réforme constitutionnelle a été adoptée à une écrasante majorité lors d'une session conjointe de l'Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation (chambre haute) retransmise en direct par la télévision nationale.
Leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), mouvement d'opposition laïque, Saïd Saadi, un des rares députés à avoir voté contre la réforme, l'a qualifiée de "coup d'Etat déguisé" et affirmé que "le 12 novembre restera(it) une journée noire dans l'histoire" du pays.
Elu pour la première fois à la présidence en 1999, avec le soutien de l'armée, en promettant de mettre fin à l'insurrection islamiste déclenchée sept ans plus tôt, Bouteflika avait été réélu cinq ans plus tard, à la faveur d'un recul de la violence.
Le chef de l'Etat algérien, qui est âgé de 71 ans, ne s'est pas encore explicitement déclaré candidat à un troisième mandat lors des présidentielles d'avril 2009, mais ses partisans l'y incitent et ses opposants ne doutent pas qu'il se représentera.
"Notre but est de renforcer notre système politique", a assuré le président Bouteflika dans une déclaration lue après le vote des députés et sénateurs, qui ont approuvé la réforme par 500 voix contre 21 et huit abstentions.
Le sort de ce projet de modification de la constitution, annoncé il y a 15 jours par Bouteflika lui-même, ne faisait aucun doute au vu de la majorité détenue dans les deux chambres par la coalition parlementaire tripartite qui le soutient.
Selon le journal gouvernemental El Moudjahid, la réforme, qui contient d'autres dispositions renforçant les prérogatives présidentielles, répond à une demande populaire: "Les Algériens, en fait, ont demandé à Abdelaziz Bouteflika de faire encore un sacrifice pour l'Algérie."
"RELATION DE CONFIANCE"
Bouteflika, qui a déjà été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans dans les décennies 1960-70, est accusé par ses opposants d'avoir fait modifier la loi fondamentale afin de s'incruster au pouvoir.
"A l'instar de beaucoup d'autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être président a vie", a écrit à son propos l'ancien général Rachid Benyelles, naguère très influent et aujourd'hui à la retraite. "Aujourd'hui, la loi fondamentale est amendée pour une présidence a vie", a renchéri le RCD.
Bouteflika, qui avait été opéré en décembre 2005 en France d'un ulcère hémorragique à l'estomac, a affirmé le 29 octobre qu'il s'agissait seulement de "permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté".
"Nul n'a le droit de limiter la liberté du peuple dans l'expression de sa volonté, car la relation entre le gouvernant élu et le citoyen électeur est une relation de confiance profonde, réciproque, basée sur le choix populaire, libre et convaincu", a-t-il souligné.
Le président algérien ne serait que le dernier d'une série de chefs d'Etat africains a conserver le pouvoir grâce à la levée de la limitation constitutionnelle du nombre de mandats présidentiels.
Parmi eux figurent les chefs de l'Etat camerounais, Paul Biya, burkinabé, Blaise Compaoré, tunisien, Zine ben Ali, tchadien, Idriss Déby, gabonais, Omar Bongo, ougandais, Yoweri Museveni, et guinéen, Lansana Conte.
"La constitution ne limite pas le mandat des maires et des parlementaires alors pourquoi devrions-nous limiter celui du président?", a fait valoir le Premier ministre Ahmed Ouyahia après le vote de la réforme par le parlement.
Mais certains commentateurs estiment que le choix par Bouteflika de la voie parlementaire aux dépens de la voie référendaire pour cette réforme cruciale est de nature à saper sa légitimité parmi les laissés-pour-compte d'un système perçu par ceux-ci comme au service d'une élite politique corrompue.
Pour le politologue algérien Abed Charef, la révision constitutionnelle "confirme, aux yeux du citoyens, que la loi n'est pas faite pour tous: les puissants font la loi, la changent, quand elle ne les arrange pas, les plus faibles subissent la loi.".
Le point.fr - William Maclean, version française Marc Delteil - Le 13 Novembre 2008
5 - .........ne sont pas appliques..(ne concerne pas).........
- Le Feodalism made in Algeia
7- ....qui ont ete siphones par des etrangers
-....exultant leurs exploits en matiere d'affaires.....
-...qui reste toujours a la merci des marches speculatifs
- ...Messieurs les responsables,pour l'amour de Dieu,cessez de chiffoner.......
-...Tout le monde sait que c'est un peuple digne et capable de rendre la politesse