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Algérie : la région d’Alger sous haute surveillance à la veille du Ramadhan Imprimer Email
La scène est digne d’un film américain. Lundi en début de soirée, à Bordj-El-Kiffane, à l’est d’Alger, un taxi, visiblement pris en filature depuis quelques minutes par un véhicule de police, est stoppé d’une façon spectaculaire au milieu du carrefour «kahouet chergui», devant les regards étonnés des nombreux passants, peu habitués à de telles interventions de la police ces dernières années.

 




La scène est digne d’un film américain. Lundi en début de soirée, à Bordj-El-Kiffane, à l’est d’Alger, un taxi, visiblement pris en filature depuis quelques minutes par un véhicule de police, est stoppé d’une façon spectaculaire au milieu du carrefour «kahouet chergui», devant les regards étonnés des nombreux passants, peu habitués à de telles interventions de la police ces dernières années. Les policiers descendent de leur véhicule, encerclent discrètement le taxi et procèdent à un contrôle d’identité du chauffeur et des passagers. Fausse alerte. Le taxi est autorisé à poursuivre sa route.

Depuis quelques jours, la sécurité a été considérablement renforcée à Alger et sa banlieue-est. Postés un peu partout aux points stratégiques sur les routes menant vers l'est de la capitale,  gendarmes et les policiers, très nombreux, contrôlent presque systématiquement toutes les camionnettes bâchées, les fourgons et les autres véhicules jugés suspects. A certains endroits, les forces de sécurité sont équipées de nouveaux appareils. Dotés d’une antenne, ces nouvelles machines ont fait leur apparition il y a quelques jours dans les barrages de police et de gendarmerie, notamment à Alger et en Kabylie. «Ce sont des détecteurs d’explosifs. Ils ont été acquis récemment, il y a un mois environs un mois», explique une source sécuritaire à toutsurlalgerie.com, sans donner plus de précisions.

Le renforcement des mesures de sécurité autour de la capitale intervient après la série d'attentats suicide perpétrés entre le 9 et 20 août à Zemmouri, les Issers, dans la wilaya de Boumerdès, et à Bouira. Il intervient également alors le GSPC chercherait, selon des sources sécuritaires, à atteindre Alger. Un attentat dans la capitale lui offrirait en effet une couverture médiatique sans équivalent. Dans ce contexte, la sécurité a été considérablement renforcée autour des bâtiments officiels et dans les lieux publics.

Il y a une semaine, le GSPC, dans son communiqué de revendication des derniers attentats suicide, avait menacé de commettre des attaques meurtrières en cas de nouvelles opérations des forces de sécurité contre ses éléments. Or, l'armée qui n'a pas cédé aux menaces du groupe, a tué le 24 août dix terroristes à Ain Defla. Les jours qui arrivent s’annoncent comme un véritable test pour les capacités de riposte supposées du GSPC. Mais surtout pour la capacité du gouvernement à protéger les Algériens, surtout en plein Ramadhan, une période jugée traditionnellement propice aux actions meurtrières des groupes armés…

Par ali idir. Tout Sur L'Algerie, Le 26 août 2008.


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